Le 3 septembre 1944, Lyon est libérée

A la mi-août 1944, le débarquement des armées alliées en Provence entraine le retrait des soldats allemands vers le nord, en direction de l’Allemagne. A Lyon, les autorités allemandes annoncent que toute attaque sera suivie par de lourdes représailles. Les résistants, toujours sous le coup du massacre de Saint-Genis-Laval du 20 août prennent la menace très au sérieux.

Fin août, les troupes françaises sont en chemin. Des maquisards de la région qui convergeaient vers Lyon, atteignent la ville le 1er septembre, dans la plus grande discrétion.

Les allemands quittent la Capitale des Gaules dans la nuit du 1er au 2 septembre, laissant derrière eux des unités ayant pour objectif de ralentir les alliés et font sauter presque tous les ponts de la ville. Le 2 septembre au soir, les allemands ont quittés la Presqu’île et l’Hôtel de Ville est repris sans violences par les alliés.

Le 3 septembre 1944, Diego Brosset, général de brigade et commandant de la 1ère division française libre entre dans Lyon à la tête du seul régiment de fusiliers marins sur ordre du général de Lattre de Tassigny qui souhaite reprendre la ville avant l’armée américaine. Lyon est libérée.

Le général Brosset deviendra – l’espace de quelques semaines – gouverneur militaire de Lyon.