Anti terrorisme : le cœur de la mission sentinelle

Le jeudi 28 mars dernier, entre 20h45 et 1h du matin, les soldats de l’opération sentinelle à Lyon étaient engagés sur exercice organisé par la Préfecture. Le scénario mettait en scène un attentat ayant lieu dans le quartier de la Croix-Rousse.


Comme pour une alerte réelle, ces soldats ont été engagés en appui des forces d’interventions sur un exercice simulant une attaque terroriste dans le métro. Dans le cadre de leurs missions antiterroristes, les hommes et les femmes de l’opération Sentinelle ont pour objectif de protéger les populations des attaques de grandes ampleurs grâce à des moyens opérationnels importants. Une triple mission: protéger, rassurer, dissuader.

C’est dans cette mesure que ces militaires ont pris part à l’exercice mettant en scène une attaque dans la ligne C du métro lyonnais.


Sur place, la police nationale, municipale, les pompiers, la croix rouge et le commandement de la force sentinelle étaient réunis en une cellule de crise. Ensemble, ils suivaient en temps réel la simulation de crise pour permettre à tous ces services une coordination sans faille.

Coordination qui s’est ressentie sur le terrain, puisque chaque intervenant service de police, RAID, pompiers et soldats de l’opération sentinelle ont pu travailler main dans la main afin de neutraliser la menace, sécuriser les environs / le périmètre ou encore évacuer les blessés.

Cet exercice de grande ampleur avait pour objectif de préparer les différents services de l’état à se coordonner autour d’un événement de exceptionnel pour réponde rapidement et être en mesure de venir au secours des populations dans toutes les situations mêmes dans le cas d’une attaque terroriste.

A propos de l’opération SENTINELLE

La force Sentinelle mobilise jusqu’à 7 000 soldats déployés dans la durée, comprenant le dispositif opérationnel permanent et l’échelon de renforcement planifié. Il existe, de plus, une réserve stratégique de 3000 militaires sous les ordres du Président de la République, prêts à intervenir en cas de crise majeure. Ce volume de forces de 10 000 hommes correspond au contrat opérationnel fixé aux Armées pour intervenir sur le territoire national.

L’engagement de l’échelon de renforcement planifié est le fruit d’une concertation qui a lieu à deux niveaux :

  • Au niveau zonal, le dialogue permanent entre le préfet de zone et le GCA LOIACONO, gouverneur militaire de Lyon, et officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, permet d’évaluer les besoins et de faire les demandes de renforcement requises au regard de l’appréciation de la menace ;
  • Au niveau national, la cellule de coordination Intérieur/Défense (C2ID) se réunit tous les mois pour évaluer les demandes, et engager les forces les plus adaptées à la mission.