Les armées mettent leurs compétences au profit du collectif lors d’un exercice interministériel de grande ampleur

Les 25 et 26 septembre 2019, les armées ont pris part à un entraînement zonal interministériel en périphérie de Lyon aux côtés des forces de sécurité intérieure et des secours du département. Organisé par la préfète déléguée pour la défense et la sécurité, madame Emmanuelle Dubée, cet exercice de grande ampleur avait pour objectif de faire travailler ensemble pompiers, gendarmes, policiers, personnel hospitalier et militaires sur la prise en charge d’un afflux massif de blessés dans un hôpital suite à une attaque nucléaire radiologique bactériologique chimique (NRB-C). Les victimes étaient « jouées » par des élèves des collèges alentours.  Durant ces deux journées, les 361 agents ont ainsi pu travailler sur trois thématiques :

 

La protection d’un établissement de santé

La découverte d’un laboratoire clandestin

Un exercice de décision et de commandement

 

Organisée sous forme d’ateliers pédagogiques, la première journée a permis aux différents acteurs de faire connaissance, de s’approprier l’environnement de travail, de répéter les bons gestes et de partager leurs connaissances dans leurs domaines d’expertise respectifs. Le deuxième jour, la restitution dynamique s’est déroulée sous le signe de la bonne coopération entre les différents services.

 

Les militaires du centre de reconditionnement du personnel (CERPE) de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun spécialisés dans la décontamination NRB-C ont pu apporter leur expertise dans le domaine de la décontamination de personnes valides et contribuer à la prise en charge de l’afflux massif de victimes contaminées en appui du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Pour le capitaine Julien, commandant d’unité de l’escadron incendie de sécurité et de sauvetage 1H942, ce type d’exercice est une véritable richesse « La plus-value c’est de fonctionner en interservices en partageant nos connaissances en matière de contamination avec le personnel hospitalier et le SDIS. »

 

Deux équipes médicales appartenant à la 74e antenne médicale de la Valbonne ont également participé à cet entrainement.

La première, déployée devant l’entrée de l’hôpital, avait en charge de trier les victimes invalides et de réaliser les premiers soins avant de les envoyer vers les structures adaptées.

La seconde participait quant à elle au protocole de décontamination des personnes invalides au sein de l’hôpital. L’équipe a ainsi pu développer ses compétences dans ce domaine médical très spécifique.

 

Pour l’infirmière en soins généraux de premier grade (ISG1G) Blandine coordonnatrice au point de regroupement des victimes (PRV) devant l’hôpital, « c’est intéressant de voir d’autres manières de travailler. C’est bien, comme ça le jour où ça arrivera, nous saurons travailler ensemble de manière efficace. »

 

Un détachement de soldats de l’opération Sentinelle est également venu renforcer le dispositif de sécurité devant l’hôpital en appui des forces de sécurité intérieures. L’objectif était ici d’apprendre aux forces de sécurité publique à s’organiser ensemble dans la gestion d’une foule en panique dans ce type de situation de crise.

 

Enfin, un officier de la délégation militaire départementale du Rhône (DMD 69) était intégré au sein du centre des opérations aux côtés des autorités préfectorales afin d’apporter son expertise en temps réel dans le domaine de la défense.

Pour le commandant Guy Cattin du SDIS 69, responsable de la mise en œuvre de l’exercice, il est indispensable d’apprendre à travailler ensemble : « On attend beaucoup des militaires qui sont présents tous les jours sur le terrain notamment dans le cadre de l’opération Sentinelle. Il convient de savoir travailler ensemble. On ne peut pas à l’heure actuelle travailler sur des problématiques d’attentats sans les militaires. Ils ont besoin de revoir les gestes pour ne pas se contaminer et connaitre tous les codes pour que nous puissions travailler tous ensemble. »

 

En cas de crise majeure sur le territoire national, les armées ont vocation à intervenir en tout temps et en tout lieu sur très court préavis.