Centenaire de la bataille d’Uskub

Ce weekend, le 1er régiment de Spahis – dernier vestige des cavaliers d’Afrique du Nord – célèbre dignement cette victoire. Vendredi matin, le général LOIACONO, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-est, et Gouverneur militaire de Lyon présidait la prise d’arme de ces commémorations.

Le régiment en a également profité pour inaugurer le musée des Spahis et organiser des événements pour présenter son histoire et ses traditions à ses invités ainsi qu’aux Valentinois.

A l’occasion du centenaire de la bataille d’Uskub, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées se rend à Thessalonique. Là-bas, elle visitera notamment le cimetière militaire de Zeïtenlick qui regroupe des tombes des alliés de la Première Guerre mondiale. Au total, 8 310 Français, 8 000 Serbes (dont 6 000 dans l’ossuaire), 500 Russes, 1 750 Britanniques et 3 500 Italiens reposent dans cette nécropole interalliée.

La bataille d’Uskub

En 1918, alors que la guerre fait rage en France, d’importantes batailles sont livrées du côté des Balkans.

Après l’échec de la bataille des Dardanelles (18 mars 1915 – 9 janvier 1916), les armées alliées se retrouvent à Thessalonique, en Grèce, qui est restée neutre. C’est notamment le cas de l’Armée française d’Orient, notamment constituée de conscrits et d’engagés du Maghreb mais également d’Afrique et d’Asie ; principalement des cavaliers. A ce moment-là, l’armée serbe souhaite reconquérir son territoire qui a été envahi par un dispositif austro-bulgare imposant.

Le 23 septembre 1918, le général Jouinot Gambetta reçoit l’ordre de mener une offensive pour repousser les troupes des Empires centraux (coalition formée de l’Empire germanique, l’Empire Austro-hongrois, l’Empire Ottoman et le Royaume de Bulgarie), libérer l’Albanie et priver le front germano-bulgare de tout réapprovisionnement.

Le général Jouinot Gambetta, et sa brigade de cavaliers d’Afrique constituée des 1er et 4ème régiments de chasseurs d’Afrique ainsi que du régiment de marche de Spahis marocains, contournent les lignes ennemies via un itinéraire plus qu’audacieux. Là où tous avaient échoués auparavant, ces soldats réussiront.

Le 28 septembre 1918, ils surplombent la ville d’Uskub (actuelle Skopje) en Macédoine. Le lendemain, dès le lever du soleil, les alliés surprennent l’ennemi et parviennent à reprendre la ville grâce à une puissante charge de cavalerie. Ils feront barrage à toutes contre-attaques et tiendront la place jusqu’au lendemain, lorsque le Roi bulgare demandera l’armistice. Ce traité de paix sera signé à Thessalonique le 29 septembre 1918.

Peu de temps après, ce sera au tour de l’Allemagne de demander l’armistice, qui sera signé le 11 novembre 1918, mettant fin à la Première Guerre mondiale. Sur tous ses français partis combattre dans les Balkans, environ 70 000 ne rentreront jamais chez eux.