Exercice Guibert 2019 : la France au cœur d’une opération multinationale

Du 14 au 29 mars, 1 600 militaires de 14 nations différentes étaient mobilisés dans un exercice de postes de commandement. L’objectif était d’évaluer le niveau d’interopérabilité entre les armées et de maintenir les capacités opérationnelles des participants qui seront, pour certains, projetés prochainement sur les théâtres d’opérations.


« Un état affaibli par un mouvement indépendantiste agressif demande le soutien de l’OTAN. Après plusieurs tentatives de résolution de crise par la diplomatie, les opérations militaires se planifient … »

C’est un scénario de crise de haute intensité que le Corps de réaction rapide – France (CRR-Fr), état-major multinational de la composante terrestre, a dû gérer lors de l’exercice Citadel Guibert 2019.

A l’image d’une opération extérieure comme Barkhane ou Chammal, où les missions aériennes participent au succès de la force interarmées internationale, l’armée de l’Air était pleinement impliquée dans le scénario de Citadel Guibert.


La France a rapidement déployé sa capacité de commandement, appelé JFAC (Joint Force Air Component), pour planifier, programmer et conduire toutes les missions aériennes, en lien avec le CRR-Fr, partenaire interarmées majeur pour cet exercice du Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

Sous court préavis, le JFAC, s’est mis en place à Lyon et à Mourmelon, dans le respect des normes de l’OTAN. Un réel défi logistique, pour les hommes et les femmes du soutien et des SIC (Systèmes d’Information et de Communication), avec l’installation des différentes cellules opérationnelles, des postes informatiques et des réseaux sécurisés.


Le JFAC Citadel Guibert était armé par une soixantaine d’aviateurs, personnels du Core JFAC, unité du CDAOA experte en C2 (Command and Control), mais aussi des autres commandements, directions et services de l’armée de l’Air. Toutes ses spécialités œuvrent ensemble pour prendre en compte les différents aspects de la mission et appartiennent au vivier C2 de l’armée de l’Air.

Pour aller plus loin :

En 2022, la France assurera le commandement de la composante aérienne de la NRF (NATO Response Force). La NRF est constitué d’un échelon central de commandement interarmées et interalliés, le JFC (Joint Force Command), et de composantes placées sous la responsabilité de leurs nations d’origine (terre, air, marine, forces spéciales).

D’ores et déjà l’armée de l’Air se préparent à cette prise d’alerte, à travers des exercices comme Citadel Guibert, qui lui permettent de construire et d’entrainer son vivier C2 air mais également d’éprouver l’interopérabilité des SIC en interarmées et en interalliés.