LES DIFFÉRENTES RÉSERVES

La réserve opérationnelle

>> La réserve opérationnelle d’engagement, ou réserve de premier niveau (RO1)

Elle est composée de volontaires âgés de 17 ans minimum, civils ou anciens militaires d’active, qui s’engagent à servir dans la réserve (ESR), qui seront amenés à servir tant sur le territoire qu’en opération extérieur. Ils reçoivent une formation et un entrainement spécifique afin d’être en mesure de former un renfort temporaire de quelques dizaines de jours par an. Intégrés à la Garde nationale, ils servent aux mêmes types de postes que les militaires d’active.

>> La réserve opérationnelle de disponibilité, ou réserve de deuxième niveau (RO2)

Elle est composée d’anciens militaires d’active soumis à une obligation de disponibilité durant les cinq années qui suivent leur départ des forces armées.

La réserve citoyenne

Elle est composée de personnes sensibles aux enjeux de sécurité et de défense qui donnent bénévolement leur temps au profit des forces armées. Une façon de promouvoir l’esprit de défens en diffusant les connaissances du monde de la défense dans le monde civil. Ils mettent leur expertise et capacité de rayonnement au profit de l’institution.
Parmi ces différentes réserves, seule la réserve de premier niveau, c’est-à-dire la réserve opérationnelle d’engagement, constitue, avec la réserve de premier niveau de la gendarmerie, ainsi que la réserve civile de la police – relevant toutes deux du ministère de l’intérieur – forment le socle de la Garde nationale.
En effet, La Garde nationale s’appuie sur les réserves qui existent déjà et regroupe, notamment, les réserves des armées, de la gendarmerie et de la police.

Garde nationale ≠ réserve militaire

La Garde nationale a pour vocation de répondre à la dureté du contexte sécuritaire depuis les événements de janvier 2015.
Officiellement créée le 13 octobre 2016 par le président de la République, François Hollande, elle repose sur les deux piliers que sont le Ministère de l’Intérieur et le Ministère des Armées.
En 2018, la Garde nationale comprend 40 000 militaires, 40 000 gendarmes et 5 000 policiers de réserve.

Les réserves militaires[2]

Toutes les armées, ainsi que des services particuliers cités ci-dessous sont susceptibles de proposer des postes de réservistes, à tous niveaux de qualification.

Armée de terre : missions de protection sur le territoire national (opérations Sentinelle), protection d’installations militaires (Cuirasse), assistance aux services publics et secours aux populations en cas de catastrophes naturelles (Héphaïstos), industrielles ou technologiques, renforts individuels en états-majors ou en opérations extérieures.

Armée de l’air : mission de protection des systèmes de combat de l’armée de l’air, renforts en opérations extérieures, surveillance permanente du ciel français, contributions à l’opération Sentinelle, renforts des états-majors opérationnels et des unités de soutien, implication dans les plans civils d’urgence, de secours aux populations et apport d’expertises techniques spécifiques.

Marine nationale : protection des installations et des unités de la marine, surveillance du littoral et contrôle naval du trafic commercial, renfort des forces et états-majors, emploi dans le recrutement et le rayonnement ou dans un domaine particulier.

Direction générale de l’armement (DGA) : activités variées d’expertise scientifique et technique, en soutien ou en renfort des équipes de la DGA, accessibles aux ingénieurs, chercheurs et autres diplômés disposant d’une solide expérience professionnelle valorisable dans la fonction armement.

Service du commissariat des armées (SCA) : fonctions dans les achats, les finances, la logistique, l’administration du personnel et le domaine juridique, ainsi que fonctions d’aumôniers militaires.

Service des essences des armées (SEA) : approvisionnement, transport, stockage, distribution, contrôle de la qualité des produits pétroliers et maintenance des matériels pétroliers.

Service de santé des armées (SSA) : renfort dans les centres médicaux des armées, les hôpitaux, les établissements du SSA et sur les théâtres d’opérations extérieures, ouvert à tous les professionnels de santé et aux étudiants en sciences de la santé.

Service d’infrastructure de la défense (SID) : missions de soutien dans les domaines de la conduite et la réalisation des opérations d’infrastructure, le maintien en condition et la gestion technique du patrimoine, la gestion domaniale, l’achat et les marchés d’infrastructure, l’expertise technique et le pilotage contrôle de gestion.

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[2] Source : Rapport parlementaire CSRM 2016