L’Ordre de la Libération et le général de Gaulle

L’Ordre de la Libération a été institué par le général de Gaulle en 1940 afin de récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées dans la libération de la France et de son Empire.

« Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la Libération de la France dans l’honneur et par la Victoire ».

On retrouve sur la croix de la Libération les insignes du combat (le glaive) et de la France libre (croix de Lorraine). Les couleurs du ruban ont été choisies par le général de Gaulle pour exprimer le deuil de la France (noir) et l’espérance de la Victoire (vert). On note d’ailleurs que le vert est prédominant. Il y eut deux modèles de ruban, le premier, à bandes noires placées en diagonale, à l’anglaise, fut décerné jusqu’en août-septembre 1942. Il fut remplacé ensuite par le ruban définitif à bandes verticales. Au revers de l’écu, est inscrite la devise de l’Ordre : « PATRIAM SERVANDO – VICTORIAM TULIT » (« En servant la Patrie, il a remporté la Victoire »).

18 unités militaires ont été faites Compagnons de la Libération : 9 de l’Armée de terre, 6 de l’Armée de l’air et 3 de la Marine des Forces françaises libres. Elles ont reçu la croix de la Libération en raison de leur engagement collectif dès les débuts de la France libre et de leurs brillantes actions combattantes.

Aujourd’hui, les membres de ces unités portent la fourragère de l’Ordre de la Libération.

A propos

Le 1er Régiment de Spahis, aujourd’hui en garnison à Valence, dans la Drôme, a reçu la croix de la Libération le 23 août 1945 à Fontainebleau, pour le récompenser de son action dans la libération de la France. Régiment de reconnaissance de la 2e DB du général Leclerc, le 1er Régiment de marche de Spahis marocains (1er RMSM) a participé à la libération de Paris, puis à celle de Strasbourg, le spahi Maurice Lebrun hissant le drapeau tricolore au sommet de la cathédrale. Par la suite, les spahis se sont encore illustrés en s’emparant du nid d’aigle du Führer à Berchtesgaden en mai 1945.

Le 1er RMSM, dont le 1er Régiment de spahis est l’héritier des traditions, a également compté dans ses rangs 33 compagnons de la Libération.