Lyon : exercice de prise en charge de blessés d’attentat pour des étudiants en médecine

Le jeudi 7 avril 2016, à l’occasion de la Journée nationale du réserviste (JNR), un exercice préparé et encadré par des réservistes du service de santé des armées (SSA) s’est déroulé à l’université Claude Bernard de Lyon 1 au profit de 25 étudiants en médecine évalués sur les gestes de primo-intervention sur des victimes de type blessés de guerre ou d’attentat.

L’exercice s’est déroulé en présence du Gouverneur militaire de Lyon, du directeur régional du service de santé des armées et du président de l’université Claude Bernard de Lyon 1.

Les étudiants, encadrés par des militaires d’active et de réserve et des intervenants du SAMU 69, spécialistes de la médecine d’urgence et de guerre, ont appris à pratiquer leurs soins dans des conditions dégradées, sur le terrain, hors du cadre hospitalier. Ils avaient au préalable reçu une formation aux gestes d’urgence civile et au sauvetage au combat avec le personnel du Centre médical des armées de La Valbonne et de l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes.

Le commandant Géraldine, réserviste opérationnelle au sein du SSA à l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes, médecin aux Hospices Civils de Lyon et maitre de conférences à l’Université Claude Bernard a supervisé l’exercice: «Les protocoles de médecine militaire et de secours au combat sont adaptés à la prise en charge des victimes d’attentat aux blessures proches de celles des victimes de guerre. Les étudiants en médecine bénéficient de l’expertise des soignants militaires, notamment sur les blessures hémorragiques représentant 50% des décès évitables».

Les étudiants ont évolué sur plusieurs ateliers. L’atelier sauvetage au combat s’articulait autour d’un scénario de primo-intervention sur des victimes d’attentat par balle ou explosifs sur une zone sécurisée par des soldats du Régiment médical. Un deuxième atelier, tenu par des personnels militaires et du SAMU du Rhône proposait aux étudiants et au public d’apprendre à poser un garrot tactique. Une dernière tente présentait les tenues de protection face aux risques nucléaire, radiologique, biologique, chimique et explosif (NRBC-e). Des militaires de la sécurité civile étaient également présents pour expliquer leur rôle essentiel dans le déminage d’une zone ou d’un colis suspect.

Dans le cadre de la journée nationale du réserviste, un stand proposait aux étudiants en médecine de s’engager au sein de la réserve opérationnelle du service de santé des armées et de contribuer aux missions de secours aux populations en cas de crise majeure. Comme l’indique le médecin général inspecteur Jacques Escarment, directeur régional du SSA: « En région Auvergne Rhône-Alpes, le SSA compte près de 2000 personnels, auxquels s’ajoutent 400 réservistes opérationnels. Les missions de ces derniers sont de suppléer, dans les hôpitaux et unités, les soldats déployés en opération, voire aussi d’être projetés. Ils nous sont indispensables pour assurer nos missions ».

A l’occasion de cette journée, le général Escarment a également mis à l’honneur une nouvelle réserviste citoyenne, Madame Martine, chargée de mission au sein de la cellule régionale douleur aux Hospices Civils de Lyon et secrétaire générale de l’association Hôpital 2000 pour vaincre la douleur.

La journée s’est conclue par des conférences sur la médecine tactique, les cellules médico-psychologique du SAMU69 et sur les retours d’expérience des attentats de Paris de novembre 2015, où le service de santé des armées a joué un rôle majeur en accueillant et soignant de nombreux blessés dans ses hôpitaux militaires parisiens et en assurant le soutien psychologique des victimes et de leur famille.