Lyon : un exercice d’afflux massif de blessés à l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes

Un exercice plan blanc s’est déroulé dans la soirée du mardi 2 février 2016 à l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes (HIAD) de Lyon autour d’un scénario calqué sur la gestion de l’afflux de nombreuses victimes dans les hôpitaux parisiens suite aux attentats terroristes de novembre dernier. 

19h00 : le médecin de garde de l’HIAD reçoit un appel du SAMU, une explosion s’est produite dans une salle de concert lyonnaise et de nombreux blessés doivent être pris en charge dans les hôpitaux lyonnais. Tout s’enchaîne très vite. Une cellule de crise est activée, dirigée par le général Isabelle Ausset, directrice de l’hôpital Desgenettes: « Il s’agit pour nous de rappeler rapidement tous les médecins et soignants de l’HIAD disponibles et de connaître en temps réel l’occupation des blocs opératoire et la capacité d’accueil de l’hôpital ».

Dans cet exercice mobilisant plus de 130 personnes, tout est évalué: la montée en puissance du plan blanc « afflux de blessés » avec activation de la cellule de crise, la gestion des flux de blessés dans la zone de triage, l’ouverture de trois blocs opératoire et le rappel en renforts de personnels d’astreinte avec déplacement. Des élèves de l’Ecole de santé des armées de Lyon grimés sont les blessés, transportés à l’hôpital par des pompiers du Rhône et des simulations d’actes de soins sont réalisées sur des mannequins « haute-fidélité » reproduisant les blessures occasionnées lors d’attentats. Par ailleurs, sont également testées la gestion des flux de patients « normaux » et les réponses données aux familles des victimes, au SAMU, aux journalistes et aux autorités.

Le médecin-chef Jean-Yves anesthésiste réanimateur de l’HIAD, organisateur de l’exercice précise : « Le scénario est celui d’attentats multi-sites dans Lyon avec l’arrivée de trois vagues de blessés de gravité variable. Seuls les organisateurs et les observateurs avaient connaissance de la date de cet exercice afin que le personnel soit testé en conditions réelles. Des observateurs du SAMU de Lyon sont présents et participent aux débriefings. A noter, le centre d’enseignement et simulation en médecine opérationnelle (CESimMO) de Lyon a activement pris part à la réalisation de l’exercice avec le grimage des élèves et la préparation des mannequins pour la simulation».

Cet exercice revêt une grande importance, à la fois pour tester les équipes et pour démontrer que l’HIA Desgenettes est en mesure de jouer son rôle en cas de plan blanc nombreuses victimes sur Lyon. Ce plan est calqué sur le plan MASCAL (afflux massif de blessé) appliqué en opérations extérieures par le Service de santé des armées, spécialiste dans la gestion des blessés par blessures de guerre.

Texte et photos : cellule communication du Gouverneur militaire de Lyon

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