Point Blank 2018 : 1er combat côte à côte entre Rafale et F-35 britanniques

Les lundi 26 et mardi 27 novembre, l’armée de l’Air a participé pour la première fois à l’exercice Point Blank. L’entrainement était organisé conjointement par la Royal Air Force et la 48th Fighter Wing de l’US Air Force sur la base aérienne de Lakenheath (UK).

La participation de la France a apporté une dimension supplémentaire à un exercice traditionnellement bilatéral et d’ampleur régionale. L’objectif pour les trois nations : travailler l’interopérabilité entre les avions de combat de dernière génération lors d’une mission unique commune, de type raid aérien.

En effet, c’est grâce à une parfaite connaissance mutuelle et un degré d’interopérabilité élevé que nos trois armées de l’air sont capables d’agir avec efficacité et réactivité, deux caractéristiques intrinsèques à l’arme aérienne.


Après un premier jour de briefings et de préparation de la mission, place à la pratique pour les 38 aéronefs, dont 26 chasseurs (Rafale, F-35 Lightning II, F-15 Strike Eagle et Typhoon), qui ont dû faire face à un scénario d’entrée en premier, dans un environnement non permissif, avec menace sol/air importante et des moyens aériens ennemis conséquents.

Pour les équipages français il s’agissait de la première opportunité de s’exercer aux côtés des F-35 britanniques tout juste entrés en service outre-Manche. L’arrivée de ce nouvel appareil représente un défi majeur pour maintenir au plus haut niveau le degré d’intégration avec l’ensemble des autres systèmes d’armes.


Lors de l’ouverture de l’exercice, le général de division aérienne Luc de Rancourt, chef d’état-major du Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) , aux côtés de ses homologues américains et anglais, a rappelé que les trois nations œuvrent quotidiennement ensemble, au-delà de l’exercice Point Blank :

« Depuis 100 ans, la RAF, l’USAF et l’armée de l’air sont des partenaires indéfectibles dans le domaine des opérations aériennes. Nous devons perpétuellement améliorer notre interopérabilité et l’arrivée du F-35 pose des défis nouveaux pour nos trois nations : nous devons être en mesure de trouver des solutions aujourd’hui pour préparer demain. »


Point Blank s’inscrit dans le prolongement des accords FR-UK-US signés en 2011 par les chefs d’état-major de l’armée de l’Air, et des exercices trilatéraux tels que Tonnerre Lightning ou Atlantic Trident, qui favorisent l’interopérabilité et la connaissance mutuelle des acteurs au niveau command and control (C2) ou au niveau tactique :

« Nous souhaitons vraiment que les liens personnels qui s’établissent entre nos équipages, entre ceux qui travailleront ensemble en missions réelles, soient très serrés, parce que ce sera la clé du succès de l’opération future que nous mènerons ensemble. »

©CDAOA