Sentinelle : les militaires s’adaptent au contexte sanitaire

Depuis le début de la crise sanitaire, les militaires de l’opération Sentinelle n’ont cessé de poursuivre leur mission de lutte contre le terrorisme. Voilà quelques semaines que les lyonnais ont regagné les rues, les gares et les centres commerciaux augmentant potentiellement le niveau de la menace. Les cavaliers  d’Olivet déployés sur Lyon, enchainent ainsi les patrouilles aux quatre coins de la ville où l’activité bât de nouveau son plein.

Au centre des opérations, le lieutenant a rassemblé ses chefs de groupes autour d’une carte pour leur donner les derniers éléments avant leur départ vers les différents secteurs de l’agglomération. Outre le gilet pare-balle et l’armement, les militaires s’équipent de masques faciaux avant de monter à bord des véhicules.

Pour le lieutenant Nicolas, l’application des gestes barrières est quelque chose de totalement intégré au sein de sa section: « Au retour de chaque patrouille, mes soldats changent leur masque et se désinfectent les mains avec une fiole de solution hydro-alcoolique qu’ils ont perçu individuellement. En cas d’intervention sur un individu, ils enfilent des gants de protection. Pour ce qui est de la distanciation sociale, cela ne change rien au dispositif qui est généralement adopté lors des déplacements à pieds. »

Pour le capitaine Klaus, commandant d’unité du détachement Sentinelle, dans ce contexte de déconfinement progressif, il est important de réaffirmer auprès de la population de que les militaires sont présents pour les protéger. « Les lyonnais nous manifestent souvent leur sympathie, ça les rassure de nous voir à leurs côtés. Nous devons également montrer l’exemple en portant le masques dès qu’il est exigé, comme dans les gares… »

Lancée à la suite des attentats de janvier 2015, l’opération Sentinelle est une opération militaire de lutte contre le terrorisme visant à renforcer la protection des français, avec des moyens militaires (humains et matériels) mettant en œuvre des savoir-faire militaire, aux côtés et en complément des forces de sécurité intérieures. 7000 militaires sont engagés dans l’opération avec une capacité de monter le dispositif à 10 000 militaires, sur ordre du Président de la République, sur faible préavis en cas de surprise stratégique ou pour faire face à un évènement d’ampleur exceptionnelle. Disposant d’un mode d’action dynamique, les militaires s’adaptent et se coordonnent pour se déployer là où la menace est présente, dans le cadre d’un dialogue civilo-militaire accru à tous les niveaux qui permet d’ajuster le dispositif aux besoins de protection du moment.