Succès pour le séminaire sur les stress post-traumatiques dans les armées

Plus de 120 personnes étaient présentes au séminaire sur le stress post traumatique dans les armées organisé le 3 décembre par le SSA à l’école du Val-de-Grâce.

Durant trois heures, les responsables des cellules psychologiques des trois armées et de la Gendarmerie ont présenté l’organisation de la prise en charge des blessés psychiques et de leur famille dans l’urgence comme dans la durée par des cas concrets : un crash aérien ou encore l’affaire de Collobrières. L’Institut d’Accompagnement Psychologique et de Ressources (IAPR) a expliqué le dispositif mis en place au profit des familles. La prise en charge des commandos marine de Lorient ainsi que le sas de décompression de Chypre ont également été développés.

L’occasion de mettre en avant le travail en réseau de ces cellules, coordonné par le service de santé des armées. Un mot d’ordre selon le Pr. Boisseaux, chef du service de psychiatrie de l’hôpital du Val-de-Grâce : « la systématisation d’une prise en compte personnalisée inscrite dans la durée. » Cette prise en charge date de la guerre du Golfe (1991).

Le plan d’action initié par le ministre de la Défense en 2011 formalise des actions déjà entreprises dans les armées, notamment l’envoi de psychiatres sur les théâtres d’opération. Un effort reste cependant à faire pour inciter les soldats victimes de ces blessures invisibles à venir consulter pour « les remettre dans un parcours de soins approprié », a conclu Jean-Paul Boutin, adjoint du directeur central et modérateur du séminaire.

Une vingtaine de journalistes présents dans la salle ont ainsi obtenu toutes les réponses à cette pathologie qui touche près de 550 soldats : la question des pensions, du suivi des blessés après leur carrière militaire ou encore le cas des forces spéciales étaient au cœur de ce séminaire qui a remporté un franc succès.

©Service de santé des armées